Oh la la, est-ce que Joe Wikert est tombé sur la tête ? Parmi tous les traquenards que le décollage anoncé du livre électronique semble tendre au monde de l’édition, il en ajoute un nouveau, qui a le mérite de faire réfléchir, sur le thème “pourquoi essayer de vouloir faire fonctionner les anciens modèles dans l’enivronnement numérique ?”. (Oui, hein, pourquoi ?)
Il écrit :
Dans le modèle actuel, les livres scolaires d’occasion sont vendus à un prix inférieur à celui des livres neufs. Cela me semble plein de bon sens, mais pourquoi les livres scolaires d’occasion devraient-ils disparaître dans l’environnement électronique ? Je peux démontrer que non seulement ils peuvent exister, mais qu’ils pourraient même être vendus plus cher que les livres scolaires “neufs”.
Imaginons que vous commencez votre année scolaire et que vous venez d’acheter votre livre scolaire au format électronique X €. Au fur et à mesure de votre utilisation, vous allez l’enrichir d’annotations prises en classe, de conseils et d’astuces que vous apprendrez en cours de route, et vous y adjoindrez peut-être des extraits audio des cours donnés par votre prof. Bref, vous aurez fabriqué votre mashup du e-manuel original. (La version 1.0 du Kindle ne l’autorise pas, mais j’espère qu’une prochaîne version le permettra.)
Et hop, voilà Joe parti pour décrire le modèle économique : le livrel scolaire “usagé” ou plutôt “enrichi par l’usager” revendu plus cher que le pauvre livrel tout nu proposé par l’éditeur…
Bon, on s’inquiétait déjà du “pire tout pire”. Voilà maintenant que les livres tout gribouillés et écrits dessus par les étudiants vont valoir plus cher que les neufs…
Vous savez quoi ? Je suis d’accord avec Joe. Il faut repenser les modèles, sortir du cadre, “think different”, et c’est en allant hardiment au bout de ce type de description comme il le fait dans cet article, que je vous engage à lire en entier dans le texte, que l’on peut avancer vraiment.
Si ce ne sont pas des éditeurs qui le font, d’ autres s’en chargeront à leur place. Non ?



C’est en tout cas ce qu’annonce If Books dans cet article. Il conclut, et on pourrait croire qu’il a mis quelques un des blogs de la french bouquinosphère dans son agrégateur :